Ciao Ciao Chennai

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Enfin!!! Oui je suis contente de quitter cette ville que je connais peu, certes, et qui est « Home » à la fondation de mon héros de tous les temps, Jiddu Krishnamurti (visitée bien sûre, d’ailleurs le voici) mais il est temps de bouger ailleurs. Rouler sa bosse, c’est ça l’expression?

Mes cours sont finis, les adieux faits, je remercie les enseignants de Krishnamacharya Yoga Mandiram pour tout ce qu’ils ont tentés de m’apprendre. Mon cerveau était en overdrive les deux derniers jours…je ne veux plus entendre un mot de Sanskrit ou essayer de décortiquer des sutras ou ouvrir les chakras. Stop. Juste quelques jours. Il faut un peu de répit, donc direction Puducherry où j’ai réservé une chambre dans un guesthouse. Voici mon dernier petit-déjeuner à l’école…trop bon, je ne peux plus m’en passer de ces petits déjeuners épicées qu’on mange avec les doigts (tout comme les autres repas). D’ailleurs pour sauver face, je me suis habituée à manger avec ma main droite comme tout le monde. En mangeant le petit déj à l’école…
J’J’avais apporté mon sac à dos à l’école le matin pour pouvoir vite prendre un rickshaw en direction du « bus  » et sauter dans un bus pour Pudu. Simple non? Non. Rickshaw ok, même pas trop à discuter les prix que je connais maintenant. « Bus depot » ok aussi. C’était sauter dans le bus qui n’était pas simple. Heureusement les gens ici sont prêts à vous aider quand vous les demandez des renseignements (parfois ils vous disent n’importe quoi, mais bon…) et on m’a indiqué où je devais attendre mon bus. Juste au bord de la route avec d’autres personnes qui s’amassaient là. Un bus arrive, on me dit de courir mais je mets même pas un tong dessus tellement il est complet. 15 minutes plus tard, même scénario. Encore un quart d’heure d’attente et cette fois j’arrive à poser un pied dessus mais c’est le conducteur qui me dit non parce qu’il n’y avait plus de places assises. 4 heures debout avec un sac à dos de 12 kilos (en plus de mon sac-à-dos-de-devant qui doit bien peser au moins 5) et des poussières ça fait long. Le 4ème bus est le bon, mais juste par un cheveux. On me laisse monter, les places assises sont prises d’assaut et je me retrouve au fond du bus, littéralement chargé comme un mule…et là je vois une dernière place à côté d’une fenêtre. Péniblement je me débarrasse de mes sacs mais il est impossible à ranger le gros, donc je dois faire 4 heures de bus avec lui sur mes genoux. Tant pis, je n’ai pas le choix, le bus est bondé, il y a une bonne vingtaine de personnes qui font le trajet de 4 heures debout, je suis super contente d’avoir une place assise. Voici l’attente du bus…

Si jamais vous prenez un bus en Inde, un conseil d’amie, mettez vous au fond parce que si vous avez un accident…et il est tout à fait possible, ben, je pense qu’on a plus de chances de s’en sortir si on est au fond. Les routes ne sont sont pas éclairées la nuit, (les vehicules pas toujours non plus) et la circulation est intense et un peu-beaucoup n’importe quoi. À un moment on est rentré dans quelque chose (ou quelqu’un?) ou quelque chose est rentré dans nous. Je somnolais contre mon sac à dos et j’étais réveillé par un grand boum dans mon côté du bus. « Ooooh » j’ai criée. Les conversations se sont arrêtés pendant 3 secondes et demi, mais le bus ne s’est pas arrêté et on a fait comme si rien était. À deux ou trois autres reprises le bus a freiné violemment, les gens debout se sont tombés comme des dominos, et puis rien. On ne crie pas, on ne dit rien. Incroyable. La photo ci dessous est une femme et sa fille qui attendaient le bus aussi.

Au bout de 3 heures mon voisin fait signe à une femme qui était debout au milieu du bus. J’ai compris qu’en fait c’était elle qui avait fait signe à lui en premier. C’était sa femme. Ca merite un point d’exclamation peut-être. C’était sa femme!!! Elle en avait marre de rester debout, elle était fatiguée (elle avait l’air epuisée) et demandait permission de s’assoir. Visiblement mon voisin n’était pas content de lui laisser sa place mais il l’a fait en lui donnant son attaché case à tenir. Ils ne se sont pas échangés un mot. J’en revenais pas. Je n’ai jamais compris pourquoi elle était debout depuis le départ…pourquoi elle n’était pas assise à côté de lui… à ma place?

En arrivant dans le noir à Pudu je ne sentais presque plus mes jambes à cause de mon sac qui coupait sérieusement le flux sanguin. J’allais être obligée de me faire amputée des 2 jambes? Tous mes essais de s’assoir en lotus étaient pour rien? Finalement le sang retrouve le chemin des orteils et moi je trouve le chemin de mon guesthouse grâce à un auto. Alors un auto ici est un rickshaw à Chennai…les petits tuk-tuk. Un rickshaw ici est un monsieur qui vous conduit à vélo. À savoir.

J’ai bien choisie mon guesthouse qui est dans petite rue charmante dans le quartier musulman de Pudu. Pendant que je paie mon chauffeur, quelqu’un me dit en français « c’est helen »? On m’attendait. C’était Ilyas le propriétaire trilingue (il préfère le français et le tamoul) que j’avais eu au telephone lors de ma reservation. Ilyas et sa femme Aryfa tout les 2 d’origine indienne ont quittés la France (après 30 ans!) et se sont venus s’installer à Puducherry avec leurs 2 enfants il y a 8 ans pour ouvrir ce petit guesthouse de 5 chambres (Swades Guesthouse 26 Chanda Sahib street). Ils sont super accueillants et j’ai une chambre tout riquiqui mais riche en couleurs que j’adore. Je suis aux anges, j’ai l’impression d’être presque chez moi.

Je me douche, je sors dans la rue et je demande le chemin pour aller manger quelque chose. J’ai super faim. Mais il est 21h30, c’est tard ici pour manger, pas grand chose ouvert, sauf un peu plus haut. Une jeune femme m’accompagne sur son scooter à un restaurant qui sert des pizzas et des pâtes! Ça fait bizarre de manger européen. Je rentre à pied. C’est calme et ça fait du bien après le brouhahah de Chennai.

Le lendemain matin, je découvre la très charmante Puducherry…mais ça c’est pour the next blog. J’ai pris tellement de photos que mon batterie s’est épuisée ce matin et jetais obligée de revenir pour le recharger…ce qu’il fait pendant que j’ecrives. Voici quelques souvenirs de mes derniers jours à Chennai. Attention les yeux pour Pudu, j’ai deja des très belles photos, mais ça c’est pour demain…🙂

Une dernière vue de la Ponkipu avec ses habitants…

Mes derniers images de Chennai. Les gens sont vraiment sympas ici…je montre les photos chaque fois et ça les rend très heureux. Je vis des très très beaux instants…

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  1. Merci miss Helen pour ces récits et ces photos. Il y avait plusieurs jours déjà que je n’avais pas suivi tes aventures. Le dépaysement, l’humour, l’aventure, tout y est, bravo, continue et fais gaffe à toi !
    Kiss,
    Fred

    • Merci a toi Fred pour ton commentaire, c’est vraiment gentil et tout feedback est toujours bienvenu. Ça me fait plaisir que tu me suives dans « mes merveilleuses aventures »…c’est le bonheur total et je le savoure! Big bises xxxx

      Envoyé de mon iPad

  2. Je sais pas où est passé mon commentaire..tant pis je recommence…j’ai lu que tu n’allais pas ecrire pendant 10 jours…Mais que vas tu faire? Faire une retraite? Escalader l’ Himalaya? j’espere que tu a une bone excuse car nous abandonner comme ca, ce n’est juste pas possible….tu es franchement la meilleure agence d voyages que je connaisse…bisous Helen..

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