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Le Clog Indien

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Namaste 🙂

Le clog indien…on dirait une affliction mortelle ou presque comme le fog londonien ou le smog parisien…mais non, c’est beaucoup plus frivole que ça, ce n’est que la clôture du blog de ce voyage. Jusqu’au prochain qui a déjà pris naissance dans ma tête…

C’est la première fois que ça m’arrive mais je ne sais pas comment démarrer ce blog. Je sais ce que je veux dire mais je ne sais pas par quoi commencer…ni comment. En gros je voudrais raconter les choses qui m’ont marquées ici en Inde, des choses dont je n’y attendais pas, et les choses dont j’attendais…et qui n’y etaient pas! Ça s’appel des surprises. Du coup ça risque de faire un peu « liste ».

On dirait que je ne suis jamais sortie de l’Europe, il n’y a rien de plus faux, c’est juste voyager ailleurs et « autrement », de façon plus « slow », du backpacking, avec (souvent beaucoup) moins de confort et plus d’imprévus qui est relativement nouveau pour moi, ça ne date que de ces derniers années. Malgré les difficultés, les incertitudes, la fatigue et la manque de confort, voyager comme ça, simplement, me plaît énormément. C’est un choix de vacances…pourtant je suis loin d’être fauchée (pour l’instant) et je suis assez dépensière quand ça me prend, mais ces parenthèses « roots » me font du bien, me font évoluer. Je me rends compte que vu de l’extérieur ça peut sembler assez maso pour certains, mais ce ne l’est pas, c’est changer de mode et de style vie de celle que j’ai chez moi qui m’attire, voir le monde autrement peut être pour mieux apprécier – ou déprécier – mon petit monde et ma propre mode de vie. Les trains et les bus locaux ne sont pas forcement d’un grand confort (les trois premières clesses en train sont parfaitement acceptables) mais ils ont une charme indéniable qu’on ne trouve pas dans une voiture avec clim’, mais c’est également vrai que la voiture a l’avantage de pouvoir s’arrêter où on veut, de faire des détours dans des villages, pour voir des choses qu’on ne verrait jamais avec le train ou le bus. En ce qui concerne l’avion, le moins possible…le notion de « voyage » est perdu, et c’est de nouveau dans le  » va vite ».

C’est aussi le premier long voyage – un peu plus de deux mois – que j’ai fait seule, non-accompagnée et ça aussi était une très belle expérience avec des hauts et des bas, des avantages comme des inconvénients. Parfois je m’observais très heureuse, vraiment très heureuse de vivre ces moments seules, mais il y a eu aussi des instants que j’aurais préférée partager avec mon homme, ma fille, un de mes fils, une copine…mais la manque, tout comme l’ennui et la solitude est souvent une bonne chose, à condition que ça ne dure pas trop longtemps.

Une de mes plus grandes chances dans la vie est de la partager depuis plus de 20 ans avec un homme qui n’a pas peur…et comme il n’a pas peur, il ne se perd pas dans les traditions sociales embetisantes. Il me « laisse » partir parce qu’il sait que c’est bon pour moi. C’est une grande preuve d’intelligence et de l’amour (et de générosité bien sure) et je ne peux admirer et espérer que je saurais faire pareil avec autant de sincérité. Mes enfants aussi m’encouragent à être moi-même et je les remercie de n’avoir jamais porté de jugement sur les choix que j’ai fait dans ma vie…et pourtant ça ne devait pas toujours été facile pour eux.

Ces voyages sont aussi, peut-être surtout, des voyages « intérieurs » qui, petit a petit, modifient ma structure, mes croyances et mes pensées. Les enseignements de Jiddu Krishnamurti – un des plus grands philosophes et penseurs non-conventionels et de l’inde (donc du monde) – et S.N Goenka (voir le blog sur Vipassana) sont universelles et absents de tout discours religieux et sont mes grands inspirations. Les écrits de leurs enseignements m’accompagnent lors de mes voyages lointains et intérieurs et m’apprenent à réfléchir autrement et à quitter la route pour découvrir des chemins plus en harmonie avec la nature et l’homme.

Allez, ça suffit! Parlons de mes surprises indiennes, grandes et petites, bonnes et mauvaises. Il y en a beaucoup et il y en a surement des magnifiques que je vais oublier et je vais m’en vouloir d’ici deux jours…! Voici celles qui me viennent à l’esprit toute de suite. Dans le désordre…

  • Des cafards. Ben, good news…il n’y en a pas!!! J’ai vu UN SEUL CAFARD EN NEUF SEMAINES et c’était dans un bateau. C’est assez connue dans mon entourage proche, je ne gère pas bien les cafards et dans les pays tropicaux je redoute leur apparition le soir quand tout le monde est couché et en pleine nuit quand on doit se lever pour aller faire pipi. Je n’ai pas vu des rats non plus. Pas de cafards, pas de rats, et pourtant je n’ai pas toujours été dans les quartiers les plus salubres, ça on sait. PS: je rajoute une petite post-scriptum car le seul cafard d’Inde est venue me saluer, me dire au revoir dans ma salle de bain à 1h ce matin…le timing m’a fait sourire…

  • L’Inde n’est pas si sale que ça, en tout cas c’est beaucoup moins sale que j’avais imaginé, mais ça c’est peut être parce que mes critères de « sale » ont été déformées par dix ans en Afrique de l’ouest et treize ans à Paris. Certes, Varanasi est cra-cra mais ça cest à cause du trop grand nombre de vaches. Les chambres de guesthouse et hotels que j’ai pu visité ont toujours été propres, parfois les draps et serviette de bain sont un peu gris mais je n’ai jamais refusé une chambre à cause de la manque de propreté.

  • La securité. Avant de venir ici, une question récurrente qu’on me demandait c’était de savoir si je n’avais pas peur. Peur…encore ce poison abstrait qui nous empêche de vivre, qui nous paralyse, qui nous rend bête…et qui font que certains perdent leur raison et intelligence lors des élections présidentiels. Non, je n’avais pas vraiment peur avant de venir, parfois des angoisses, mais pas peur. Et j’avais raison car je me suis toujours sentie en totale sécurité partout où j’allais quelque soit l’heure du jour (je ne suis jamais été dehors tard le soir). Je n’ai jamais eu le sentiment qu’on souhaitait me dérober de quoi que ça soit non plus. Les gens sont curieux du iPad si je l’utilise en public, parfois viennent le voir et posent des questions, je les invite à l’essayer, le « swiper », ils sont ravis (moi aussi).

  • Les indiens sont naturellement et incroyablement curieux, vraiment. Ils veulent TOUS savoir de quel pays on vient. Ça peut être lassant si on n’est pas en forme ou on n’a tout simplement pas envie de de parler ce jour là, mais c’est toujours fait avec un bon esprit. N’ayant pas une réponse simple à cette question pourtant simple, je disais « partout dans le monde » ou « beaucoup d’endroits dans le monde ». Je voyais bien que cette réponse ne rentrait pas toujours dans la case prévue et ils avait l’air perplexe, et parfois ils poussaient plus loin leur curiosité et souvent ça se terminait par des discussions très intéressantes. Les indiens aiment discuter, ils sont toujours prêts à discuter -même ceux qui ne parlent pas anglais! – et ça nous permet d’apprendre plein de choses.

  • Le regard envoûtant. Il faut s’y attendre à être regardé, mais vraiment « Regardé » avec un grand R. Le mot en anglais c’est « stare » et chez nous ca ne se fait pas mais chez eux si! C’est comme ça. Pourtant je n’ai jamais sentie que c’était des regards malsains mais plutôt juste de la curiosité. On peut comparer cela a notre (en tout cas le mien) regard envers eux, curieux, bienveillant.

  • Les photos. Ils aiment les photos…ils aiment être pris en photos (les jeunes hommes en demandent souvent) et être pris en photo à côté de nous et ils aiment en prendre. Comme nous, mais differement. Partout et dans tous les circonstances…ça m’est arrivé même en méditant sur la plage…j’ai sentie une présence à côté de moi et quand j’ai ouvert mes yeux il y avait une femme debout à côté de moi qui se faisait photographié par son mari!

  • Chez les indiens le sourire n’est jamais très loin (ça va me changer demain à Roissy) avec une bonne humeur particulièrement prononcée dans le Kerala.

  • La Tolérance! Comme dans d’autres pays asiatiques que j’ai pu visitée, les indiens ne crient pas, les voix ne se lèvent pas. Ils ne s’insultent pas sur les routes…et pourtant il y a de quoi…ils se parlent toujours avec respect. Il ne faut pas oublier qu’ils sont très nombreux, avec des regions, états, langues et religions variés, ça saute aux yeux qu’il il y a une surpopulation, la pauvreté touche la plupart de la population…mais ils font preuve d’une immense tolérance dont nous pouvons que tirer des leçons. Je pense que c’est la chose qui m’impressionne le plus. Quand, comment et pourquoi avons nous perdus ça…si on l’a eu?

  • Les indiens sont très généreux de cœur. J’ai pu témoigner de cela lors des repas…ce n’est pas dans leurs habitudes de manger hors de la maison ou restaurant, mais quand ils ne peuvent pas faire autrement ils proposent systématiquement de partager leur repas avec vous.

  • Les gens aiment rendre service et sont toujours prêts à vous aider (mon dieu ô mon dieu, comme le retour en France va être costaud…)

  • Les enfants ne pleurent pas, en tous cas on ne leur donnent pas la possibilité. Je n’exagère rien, Ici vous n’entendrez pas un enfant pleurer.

  • L’élégance indien. Les dhoti (des sarongs pliés en deux) et les chemises d’hommes sont toujours propres et bien repassés, et les femmes sont toujours très élégantes , souvent magnifiques dans leurs saris même celles qui viennent des populations parmi les plus pauvres. Les femmes sont toujours très bien coiffées, avec les cheveux souvent décorés avec une tresse de fleurs, surtout pour aller au temple.

  • La proportion homme/femme est flagrant, en faveur des hommes…et inquiétant

  • Les toilettes publics sont certes « à l’indienne » mais sont quasiment toujours propres (loin d’être le cas « chez nous ») même si les odeurs laissent désirer. J’attendais pire puissance 10.

  • Les indiens ont le business dans la peau. Il faut s’y attendre de se faire raquetter partout surtout quand on ne connaît pas les prix au début. Et même quand on connaît les prix, à défaut d’être un(e) connoisseur, c’est très difficile à savoir la qualité (soie, cachemire, pashmina etc) de ce qu’on propose. On dit souvent « never trust an indian »…en affaires, ce n’est pas faux! Donc oui, on se fait avoir en beauté…mais il faut relativiser, car se faire avoir en roupies n’est jamais douloureux. Évidemment il faut être prêt à jouer au jeu et discuter les prix…surtout avec les rickshaw (tuk-tuk) et taxis qui profitent à fond et ne sont pas tendres…

  • Il y a une différence flagrant entre les états et surtout entre le nord et le sud. C’est comme si on change de pays…le sud est plus doux, plus vert, plus joyeux, plus propre. Le nord (ce que je connais pour l’instant ce qui est peu) me semble plus dure, plus pauvre, plus spirituel, plus envoûtant.

  • En Inde il faut attendre à remplir des papiers partout où on va…pour une nuit dans un guesthouse à une réservation pour un train. Ça aide si on mémorise les détails du passeport et visa. Si on veut une carte SIM en Inde c’est les papiers multipliées par trois plus des 2 photos d’identité. Le pire c’est que ce n’est même pas sûre que la carte marche longtemps. Après trois carte SIM bloquées j’ai terminée par abandonner (et pourtant c’est pratique pour les hôtels).

J’ai eu des moments de grands frustration, surtout à cause de la bureaucratie mais je vis des moments de frustration aussi grands en France.

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Voilà! Je suis de retour en France depuis 24h…très heureux de retrouver ma famille et bientôt mes amis. Ma tête est remplie de très beaux souvenirs…mais, comment ne pas avoir envie de repartir? J’ai l’impression d’avoir levé un coin d’un premier page…

En attendant, j’ai découvert le plaisir de blogger, en tous cas ça me plaît beaucoup donc je vais continuer à blogger sur d’autres thèmes!

Je vous remercie encore pour vos nombreux messages, tellement sympas et encourageants, j’étais très touchée par cette générosité de prendre le temps de m’écrire. Merci…et à bientôt!

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Allons-y à Alleppey

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J’avais déjà des images d’Alleppey bien ancrées dans ma tête avant de venir. Une labyrinthe de « backwaters » – 1000km de lagunes et chemins d’eau qui se croisent et entre-croisent, bordées de jolies rives et rivages avec des petites maisons de pêcheurs. Si vous avez lu (et si vous n’avez pas lu, je vous conseille de le faire avant de mourir) « Le Dieu de Petits Riens » de Arundhati Roy, vous me comprendrez. En le lisant, j’avais l’impression d’y être.

Pour me rendre à Alleppey j’avais fait le voyage d’une heure et demie, souvenez vous…debout et en petite forme. Quand le bus s’arrête à Alleppey je suis soulagée mais sur les rotules et il n’est que 13h. À peine descendue du bus, les questions fusent… »rickshaw madame? » « you want a room? » « where are you from? ». Mes nerfs sont sur le vif, je veux m’assoir, je veux boire. Je me demande si cet épuisement arrive aux autres voyageurs ou qu’à moi?

Un restaurant avec une table dehors (on peut appeller ça une terrasse?), je commande un coca, mon boisson forcé depuis 10 jours. Je commence à regarder mon Routard à la recherche d’un guesthouse mignon, sympa, dans un endroit calme. Crampes abdominales qui me rappellent que tout n’est pas joyeux-joyeux la dedans non plus. Urgence. Vite, où sont les toilettes? On me dit que celles à l’intérieur sont que pour « urine » et si je veux faire autre chose c’est derrière. C’est le cas de le dire. Une femme m’envoie au fond d’une allée…et là bas une une autre femme pointe dans la direction d’une pièce sombre et douteuse qui me rappel les toilettes d’Antony Kumar de Pondycherry. Je lis l’expression de dégoût sur le visage de la femme qui disait « T’es sûre? À ta place j’irai ailleurs ». Je l’interroge… »No? Not good? Dirty? » Elle secoue la tête et je fais demi-tour. Mon sac à dos est toujours où je l’ai laissé et je demande à quelqu’un de le surveiller. Je trouve un hôtel bas de gamme à côté avec un restaurant au fond…et des toilettes correctes.

Des trucs comme ça ne sont pas bon pour le moral, je suis en train de dégringoler et il est grand temps que je me pose quelques jours pour me refaire une santé. Je décide sur mon guesthouse, au bord de l’eau avec des proprios super accueillants paraît-il. Le rickshaw me dépose à l’entrée d’un petit pont et me dit de suivre à pied le petit chemin au bord de l’eau qui m’emmènera à « Malayalam Lake Resort ». Le chemin est ravissant, de la verdure partout, de l’eau, du calme. Je sens bien cet endroit…! Quelqu’un m’appelle…Namaste! Joss m’accueille avec une grande sourire. il me montre deux chambres, les deux sont sympas mais c’est surtout l’extérieur qui est séduisante, la situation de ce petit guesthouse qui est extraordinaire juste posé au bord de l’eau dans un calme absolu ponctuée par le doux passage des houseboats élégants. Joss me suggère de poser mes affaires pendant qu’il me prépare un jus de ananas. Il parle doucement, il y a de la bienveillance dans son regard, il ne me bouscule pas et j’ai besoin de douceur. Je sens des larmes couler sur mes joues…j’ai besoin de lâcher ce tension qui monte en moi depuis quelques jours. Ça tombe bien, devant ma chambre, juste au dessus de l’eau il y a une petite paillotte suspendue au dessus de l’eau avec des nattes qui invitent à s’allonger…

Je passe l’apres-midi dans mon nid à somnoler et à regarder les houseboats passer devant. Je ne bouge pas d’un poil. Pour manger par contre il faut aller en ville, le guesthouse ne fait pas a manger. Je suis deçue, je ne voulais plus bouger pendant quelques jours. Je décide de faire une impasse, je n’ai pas les forces necessaire d’affronter la ville, meme si elle est petite, et de toute façon je n’ai pas très faim. Je discute avec quelques vacanciers. Ça fait du bien à discuter avec du monde, je me rends compte que ça me manque.

Le soleil se couche, la nuit tombe et c’est la fête pour les moustiques. C’est vrai qu’avec autant d’eau, ils doivent se marrer. Je rentre dans ma chambre et là horreur…des armées entières de moustiques cramponnées sur les murs et toute une congregation sur le moustiquaire qui sont certainement en train de faire un plan de bataille pour comment se rendre de l’autre côté. Je n’en ai jamais vues autant de ma vie…et c’est moi qu’elles attendent! Va falloir faire le ménage sous la moustiquaire et bien border le tout.

La nuit se passe bien, 1 – 0 pour moi. Le lendemain matin je me lève pour faire un tour de 4 heures sur les backwaters avec un couple Anglo-australian sur un petit bateau que nous avons loué de 6h30 à 10h30. C’est un pur bonheur de se laisser navigué tout doucement sur les eaux, être spectatrice du quotidien des autres…les femmes qui font leur vaisselle dans l’eau à la même heure, une grand-mère qui pêche le repas de midi, une petite fille qui fait la lessive comme sa maman, les agriculteurs cultivant dans les rizières…des gestes qui se répètent de génération en génération depuis des siècles. C’est très rassurant.

Le propriétaire de « Malayalam Lake Resort » s’appel Thomas et Joss est son cousin. Thomas et sa femme sont aussi doux et charmants que Joss…ça doit être de la famille. Ils ne vous posent pas une batterie de questions, ils ne vous envahissent pas. La famille de Thomas habite sur les terres de Malayalam Lake Resort depuis 250 ans. Je m’émerveille de cette appartenance à la terre et je les envie…surtout aujourd’hui quand je ne sais plus où j’étais ce matin et je sais encore moins où je serais ce soir. J’ai perdue pied et bon sens, je suis en totale déséquilibre. Et comme pour le prouver, je prends la décision de partir dans l’apres-midi et de prendre le train vers le sud…Trivandrum n’est qu’à 3 heures de train et peut être descendre à Varkala, station balnéaire spirituelle, ou peut être même aller jusqu’à l’aéroport de Trivandrum et tenter de prendre un avion pour Delhi. Je ne savais pas trop mais je voulais trouver un endroit comme ici mais qui servait à manger aussi. Ça c’est ce que je me vendais à moi-même et aux autres je disais que j’avais récupéré et que je voulais bouger. Je pense qu’ils ont vu que j’avais un peu perdue la raison mais étaient trop polis pour le dire.

Je remercie Joss, Thomas et sa femme qui sont aussi paisibles et accueillants que l’environnement qui les entoure et je pars à la gare comme un petit soldat mécanique qui ne sait plus s’arrêter…

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Trip to Trivandrum

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Y avait grève hier, une grève de transports essentiellement mais qui est vite devenu une grève générale puisque personne pouvait aller au boulot. On se croirait presque en France. Pas de bus, peu de taxis. Je décide quand même de faire un petit tour à Trivandrum, la capitale de Kerala. Ça m’a coutait un bras pour y aller en rickshaw parce qu’il prenait des risques à braver la grève. Un bras = 8€.

Je n’ai pas trouvé grand chose parce que tout était fermé, mais j’ai fait un petit tour à pied…j’ai visité (sans pouvoir entrer) un magnifique temple…dont voici…

….je n’ai pas noté le nom du temple mais il a un nom trop longue à prononcer.
Un peu plus loin je suis tombé sur un petit temple noir (pas de photos permis malheureusement)…j’étais fasciné par une famille qui avait apporté des noix de coco (j’imagine que ce sont les offrandes), et la femme lançait les noix de coco contre un mur pour les casser. Comme dans les fêtes foraines sauf qu’ici on ne gagne pas de peluche. Ensuite, chacun se faisait des marquages sur le front avec des pâtes et des poudres beige, noir et rouge qu’on leur donnait sur une feuille de banane. Ensuite ils sont rentrés dans le temple. Je voulais voir si je pouvais faire pareil. Je m’approche et on me fait signe pour tendre les mains pour les laver dans du jus de noix de coco. Puis, j’ai ma feuille de banane et peintures avec une fleur jaune (pour les cheveux). Sous les regards amusés de trois hommes je commence mon art frontal avec la pâte beige que je devais mettre en trait horizontal sur le front…..et puis les trois hommes me hurlent dessus « Right hand Right hand!!! ». Moi, la gauchère étais en train de commettre une crime monumentale en écrivant avec « the dirty hand ».

Peintures finies, on me fait signe de m’assoir. Je croyait que je devait attendre et qu’ils allait me faire une visite guidée. Pas de tout. Une discussion animée commence entre nous. « where are you from? » « are you married? » « do you have children? » « boys or girls? » « how old are you? » « how old are your children? » « what is the date of your birth? » Tout ca!!! Et pour qu’on ne parle que de moi, je leur posais les mêmes questions et on comparait nos ages et les ages de nos enfants. Chaque fois que quelqu’un se joignait à nous, on lui livrait tous mes infos intimes. Au bout de 30 minutes je trouvais que ça tournait en rond et j’ai fait mes adieux.

En me baladant à Trivandrum je trouve cet hôtel charmant…(avec les clients)…it makes my guesthouse in Kovalam look like a palace..

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Ça donne envie hein? Next time.